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Marcello Vitali-Rosati, « Une éthique appliquée? Considérations pour une éthique du numérique », Éthique publique, vol. 14 / 2, 2012, p. 13‑32.

Lorsque l’on s’interroge sur l’éthique du numérique, deux approches sont possibles. La première consiste à la considérer comme une éthique appliquée, une branche de l’éthique générale. Les principes éthiques généraux nous donneraient la capacité de discerner le bien et le mal ; les appliquer au numérique nous permettrait ainsi d’expliciter, à partir de ces principes, des normes de comportements dans ce domaine particulier. Mais cette approche ne prend pas en compte le fait que les principes éthiques puissent découler des conditions concrètes de leurs applications. Nous pouvons donc considérer une seconde approche, qui consisterait à partir de l’analyse du domaine du numérique pour fonder sur ses caractéristiques la réflexion morale. Par conséquent, l’éthique du numérique ne serait pas une éthique appliquée, mais une éthique première. Cet article tente de poser les bases pour une réflexion sur l’éthique du numérique qui prendrait en considération les changements de culture et de valeurs engendrés par les nouvelles technologies.

Marcello Vitali-Rosati, « Le train est l’ancêtre d’Internet », Institut national audiovisuel, 2012.

Nous sommes fascinés par le train et le cinéma, fascination provoquée parce tous les deux donnent l’impression du mouvement réel, un mouvement technique qu’on est capable de gérer : lorsqu’on regarde un film, on peut toujours faire un arrêt sur image. L’approche philosophique nous permet aussi de relier Internet dans ce mouvement qui va du train au cinéma. Le Web est un flux de données, ses contenus ne sont jamais stables à l’opposé des contenus des autres médias. Et ce qui nous passionne dans le numérique et fait la force d’Internet, c’est qu’il nous donne l’illusion du réel et que nous pouvons facilement le gérer. Cela pose le problème de la mission de créer des archives du Web, qui peut sembler irréaliste tant le matériel concerné est vaste et non structuré : ne serait-ce pas trahir ce mouvement perpétuel ? Ou alors, on peut considérer que le Web est une trahison du continu du réel et les archives la structure la plus appropriée pour appréhender ce nouveau média…

Stéphane Crozat, « Chaînes éditoriales et rééditorialisation de contenus numériques », 2012.

Les chaînes éditoriales XML sont orientées vers la création et la gestion de documents structurés. Les documents structurés sont des documents dont la structure est manipulable automatiquement, mais pas le contenu qui reste inintelligible à la machine. Elles vont ainsi au delà des approches traditionnelles de gestion documentaire via les métadonnées, en permettant d'adresser des éléments plus fins que le document. Cette approche ouvre notamment sur de nouvelles possibilités de rééditorialisation, c'est à dire de réutilisation et de remise en contexte de fragments, via des techniques telles que le polymorphisme, la transclusion, la dérivation, la paramétrisation... La rééditorialisation telle qu'elle est pratiquée dans les chaînes éditoriales impacte les processus documentaires à la fois au niveau de l'écriture et au niveau de la gestion, dont l'enjeu devient le maintien du sens au sein d'un réseau de fragments vivants. Parmi les enjeux prospectifs l'on pourra citer : Le multimédia : Exemple de pratiques de rééditorialisation multimédia effectives ou en genèse (Ina, médiathèques, conférences, webdocumentaires...) ; Annotation et collaboratif : le lien entre document et activité (illustrations fonctionnelles à travers Scenari4, chaîne éditoriale collaborative issue du projet ANR C2M) ; Documents et données : quelle articulation entre le document et la donnée (après la séparation, les retrouvailles) ; "Data‐isation" des documents (comment le document structuré peut être considéré comme une ressource riche pour des pratiques de type web sémantique ou web de données) ; chaînes éditoriales et traitement de données (quelles proximités, quelles différences ?) ; Enjeux sociétaux, organisationnels, économiques des chaînes éditoriales

Marcello Vitali-Rosati, « Une philosophie du numérique. Lecture de « Pour un humanisme numérique » de Milad Doueihi », Sens Public, novembre 2011.

Ce que nous propose Milad Doueihi dans son dernier livre Pour un humanisme numérique n’est pas une simple analyse des changements apportés par les nouvelles technologies. C’est une philosophie à part entière, dont les implications théoriques ne sont pas circonscrites au seul domaine des technologies de l’information, mais engendrent une véritable vision du monde. Ces pages veulent rendre compte de cet apparat théorique et mettre en évidence ses principaux enjeux.

Marcello Vitali-Rosati, « La profondeur du théâtre : au-delà du sujet, vers une pensée métaontologique », Sens-Public, juin 2011.

La métaphore du théâtre a été souvent utilisée pour parler du rapport du sujet avec le monde. Mais quel type de théâtre ? On pense traditionnellement à une expérience dans laquelle le spectateur regarde ce qui se produit sur scène. Dans ce dispositif il n’y a qu’un spectateur puisque par une sorte de miracle du théâtre chacun voit la même scène, il n’y a pas de points de vue. Mais que se passe-t-il si on regarde le théâtre latéralement ? Si on met entre parenthèses la frontalité de spectateur et scène et on assume un point de vue qui nous montre la profondeur du théâtre ? Déplaçant notre regard on va avoir une nouvelle métaphore peut-être plus adaptée à définir le sujet.

Marcello Vitali-Rosati, « L’ambiguïté politique d’Internet. Lecture de « La démocratie Internet : Promesses et limites » de Dominique Cardon », Sens Public, juin 2011.

Dans son dernier livre, Dominique Cardon analyse de quelle manière Internet change les structures de la démocratie participative. Internet ne favorise pas une vision politique plutôt qu’une autre, mais bien plutôt bouleverse les formes mêmes du politique. En clarifiant plusieurs aspects de l’Internet et en articulant une série complexe et hétérogène de pratiques nouvelles, l’auteur prend ainsi en compte la valeur procédurale des pratiques liées à Internet pour comprendre comment les usages ont déterminé des nouvelles formes de participation.

Thomas Carrier-Lafleur, « Introspection créatrice et comédie humaine. Proust, Balzac et Bergson », @nalyses, vol. 6 / 3, 2011, p. 235‑277.

En analysant la place que prend Honoré de Balzac dans l’oeuvre proustienne, cet article souhaite établir une comparaison stylistique entre l’auteur de la Comédie humaine et celui d’À la recherche du temps perdu. Le roman de Marcel Proust est riche des enseignements de l’entreprise balzacienne, ce qui ne veut pas dire qu’il ne tentera pas de la dépasser, au contraire. À l’aide du philosophe Henri Bergson, particulièrement avec son ouvrage Le Rire, sera ainsi expliquée la différence esthétique, voire poétique, entre les écrits de Balzac et ceux de Proust, le second reprenant le grand projet réaliste du premier pour le réfracter dans l’introspection créatrice de son héros-narrateur, ce qui fait de la Recherche une comédie humaine intérieure.

Thomas Carrier-Lafleur, « Imaginaire médiatique et dynamique du regard dans l’œuvre proustienne », @nalyses, vol. 6 / 2, 2011, p. 233‑269.

Cet article propose d’analyser deux aspects majeurs, et pourtant méconnus, d’À la recherche du temps perdu : d’une part, celui d’« imaginaire médiatique », d’autre part, celui de « dynamique du regard ». Tous deux sont propres au XIXe siècle français, espace-temps d’inventions majeures pour notre modernité culturelle et artistique. Le texte proustien, un pied dans le XIEe siècle et l’autre dans le XXe, apparaît ainsi comme un catalyseur et comme un passeur. Le « temps retrouvé » de la Recherche, c’est aussi celui d’un XIXe siècle rendu sensible par le roman, médiatisé par l’œuvre. Le déploiement et la floraison de ces deux thématiques (la première questionnant la problématique de la mondanité et l’autre celle de l’imaginaire de l’œil et de la vision) seront relevés de façon générale dans la Recherche, puis on proposera deux études de cas ― sur le journal et sur la photographie ― qui viendront les illustrer.

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