Éditer le chapeau

A
D
Y
V
S
N
E
M
X
Z
Z
U
T
L
U
D
E
R
V
U
F
O
F
M
R
J
U
H
U
M
A
N
I
E
É
S
N
U
M
E
G
V
C
L
E
Z
Q
W
Z
-
N
U
M
É
R
I
Q
U
E
S
E
S
E
Y
É
c
r
i
t
u
r
e
s
8
9
0
)
K
B
F
N
u
m
é
r
i
q
u
e
s
8
9
Z
Q
Z
Q
S
D
F
G
H
J
K
L
M
%
A
D
Y
V
S
N
E
M
X
Z
Z
U
P
X
T
J
U
Q
P
X
T
J
U
Q
J
V
Q
N
G
G
M
H
O
F
P
B
T
L
S
C
H
A
I
R
E
B
M
J
S
C
M
M
D
S
V
U
M
-
R
E
C
H
E
R
C
H
E
X
Z
K
Y
B
Z
N
M
B
X
V
E
C
A
N
A
D
A
P
X
T
J
U
Q
P
X
T
J
U
Q
X
Z
E
J
B
S
B
N
B
Y
R
J
L
D
P

Prochains événements

/fr

Ajouter un article

Marcello Vitali-Rosati, « Mais où est passé le réel ? Profils, représentations et métaontologie », MuseMedusa, 2018.

Mais où est passé le réel ? C’est une question apparemment éternelle qui, dans un contexte contemporain marqué par les médiations numériques (réseaux sociaux, dispositifs de réalité virtuelle, réalité augmentée, etc.), retrouve aujourd’hui un sens et une valeur singuliers. Le mythe de Dibutade, en tant que mythe d’origine d’une forme particulière de représentation, celle du profil, me semble particulièrement adapté pour poser la question du réel aujourd’hui à partir notamment des expériences d’« écriture profilaire » que l’on voit se multiplier sur le web. Sera proposée dans cet article une interprétation de l’écriture de profil avec une approche philosophique que l’auteur appelle « métaontologie ». L’ambition de la métaontologie est de repenser le statut du réel après la déconstruction de ce concept qui a été opérée à la fin du XXe siècle dans ce mouvement de pensée, hétérogène et multiple, auquel on fait référence sous l’étiquette – par ailleurs très problématique – de « post-structuralisme ».

Michael Nardone, « Rafael Lozano-Hemmer at the Musée d’art contemporain de Montréal », Frieze, 2018, p. 264.

Antoine Fauchié, « Markdown comme condition d’une norme de l’écriture numérique », Réél - Virtuel, 2018.

Inventé par John Gruber au début des années 2000, Markdown est un langage sémantique qui permet d’écrire du HTML — Hyper Text Markup Language — avec un système de balisage bien plus léger. D’abord plébiscité par les développeurs pour rédiger leur documentation, cette syntaxe est désormais de plus en plus employée, notamment dans des applications numériques qui cherchent à se passer d’interfaces WYSIWYG — What You See Is What You Get : ce que l’on voit est ce que l’on obtient, fonctionnement des traitements de texte classiques. Pensé pour distinguer la structure sémantique et la mise en forme d’un document, et être très facilement transformable en HTML, Markdown devient le pivot de l’écriture numérique, rendant les fichiers sources tout autant lisibles par des humains, interopérables pour les machines ou résilients. En plus de Markdown, d’autres langages sémantiques comme Asciidoc semblent s’imposer face aux interfaces WYSIWYG qui n’ont pas résolu le problème de l’interaction homme - texte structuré, et que LaTeX a limité à des usages universitaires. Si le standard du web est le HTML, comment Markdown peut-il être la norme de l’écriture numérique ?

Enrico Agostini Marchese, « La littérature à la dérive numérique. De lignes, d’écriture et d’espaces », Sens Public, décembre 2017.

L’opposition millénaire entre réel et imaginaire, inaugurée par Platon, est-elle encore valable à l’époque du numérique ? Nous entendons questionner le positionnement platonicien en nous appuyant paradoxalement sur l’art le moins réel d’après Platon lui-même : la littérature. Nous montrerons, à travers un bref parcours historique de la filiation qui de la flânerie baudelairienne en passant par la pratique situationniste de la dérive, mène jusqu’à la littérature numérique contemporaine portant sur l’espace, comment cette typologie de littérature, avec ses stratégies d’écriture, ses poétiques et ses pratiques, peut déjouer cette opposition gravée dans notre pensée.

Nicolas Sauret, « Epistémologie du modèle. Des Humanités syntaxiques ? », Sens Public, décembre 2017.

Les Humanités n’ont eu de cesse de produire des modèles pour penser et interpréter le monde. Malgré cette constante, l’informatisation de leurs pratiques, de leurs méthodologies, voire de leurs concepts introduit une nouvelle forme de modélisation qui ne peut se passer d’une analyse épistémologique. L’introduction du calcul formel sur des objets d’étude échappant apparemment à toute formalisation impose en effet de questionner la pertinence des approches quantitatives telles qu’adoptéées par les Humanités numériques. Ce texte est une exploration du modèle et de son rôle de médiation entre le monde et le chercheur. Le modèle est alors prétexte à réitèrer la dichotomie du calculable et du non calculable, du syntaxique et du sémantique, et finalement du statut ontologique de la connaissance.

Servanne Monjour, Matteo Treleani et Marcello Vitali-Rosati, « Ontologie du numérique. Entre mimésis et réalité », Sens Public, décembre 2017.

Ce dossier se conçoit comme un champ d’exploration des problématiques ontologiques du numérique, dans une perspective résolument interdisciplinaire, accueillant tout autant la philosophie, l’esthétique, les études littéraires, la sémiologie, la sociologie ou les sciences de l’information et de la communication. Des arts numériques à la littérature hypermédiatique, en passant par les webdocumentaires et les jeux vidéo, de nombreux domaines permettent en effet d’étudier ces dichotomies apparemment périlleuses entre représentation et réalité, réel et imaginaire, fiction et documentaire…

Marcello Vitali-Rosati, « The Writer is the Architect. Editorialization and the Production of Digital Space », Sens Public, décembre 2017.

We live primarily in a digital space. The structure of the territory first appears to us by means of the mediation of digital devices, ones predominately owned by large multinational corporations. This situation implies a huge risk – that of remaining passive while private companies organize and develop these spaces for us. How might we avoid this risk ? Is it possible, in the digital age, for us to be central to the production of the spaces in which we live ? How might literature constitute a tool for the production of the spatial imaginary that enables us to reappropriate the places and territories managed by the information industry ? This paper addesses these questions and attempts to show, on the basis of the theory of editorialization, how writing can be a way of producing the space in which we live.

Connexion