Profils et identités numériques

Éditer le chapeau
Crédit photo : <a href="http://photographie.merzeau.net">Louise Merzeau </a>
Crédit photo : Louise Merzeau

Le développement du web participatif, ou web 2.0, a donné lieu ces dernières années à une multiplication de ce que l’on appelle les profils d’usagers. Chaque plateforme demande en effet la création d’un « profil » : depuis les réseaux sociaux jusqu’aux plateformes d’achat en ligne, en passant par les sites de rencontres, les jeux en ligne, les forums, les journaux, etc. En s’exposant sur son blogue et en éditant son profil sur les réseaux sociaux, l’écrivain - mais aussi le chercheur - façonne sa propre figure auctoriale tout en développant des formes inédites de récits de soi. On dira donc que, désormais, l'auteur s'éditorialise : il se sert des outils numériques et des connotations qui leur sont associées afin de se produire en tant qu'auteur. Tel qu’elle se construit en ligne, l’identité auctoriale est ainsi dynamique (jamais définitivement achevée), hétérodéterminée (par les lecteurs notamment), et performative. Par ailleurs, ces détournements des fonctions et des formes du profil d’usager peuvent être considérés comme des pratiques littéraires qui, par leur créativité ludique, subvertissent l’usage courant du profil et ses implications sociales.

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Le répertoire des écrivain.e.s numériques

Qu’est-ce qu’une œuvre littéraire dans l’environnement numérique ? Intéressé.e.s par des formes littéraires numériques qui ne rentrent pas dans la définition établie par l'Electronic Literature Organization (ELO), la CRC sur les écritures numériques adopte une approche fondée sur la volonté de rendre visibles et accessibles des œuvres qui ne sont pas considérées comme traditionnelles.

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Marcello Vitali-Rosati, « Mais où est passé le réel ? Profils, représentations et métaontologie », MuseMedusa, 2018.

Mais où est passé le réel ? C’est une question apparemment éternelle qui, dans un contexte contemporain marqué par les médiations numériques (réseaux sociaux, dispositifs de réalité virtuelle, réalité augmentée, etc.), retrouve aujourd’hui un sens et une valeur singuliers. Le mythe de Dibutade, en tant que mythe d’origine d’une forme particulière de représentation, celle du profil, me semble particulièrement adapté pour poser la question du réel aujourd’hui à partir notamment des expériences d’« écriture profilaire » que l’on voit se multiplier sur le web. Sera proposée dans cet article une interprétation de l’écriture de profil avec une approche philosophique que l’auteur appelle « métaontologie ». L’ambition de la métaontologie est de repenser le statut du réel après la déconstruction de ce concept qui a été opérée à la fin du XXe siècle dans ce mouvement de pensée, hétérogène et multiple, auquel on fait référence sous l’étiquette – par ailleurs très problématique – de « post-structuralisme ».

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