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We are living in a digital world, a world that is produced by writing. We derive our identity from writing – from personal profiles, data entered into databases, lines of code. Every one of our actions is in some way based upon writing, from clicking to buying a book or planning a trip. The objects surrounding us are the results of processes of writing. The Canada Research Chair on Digital Textualities offers new interpretation and insight on the writing that has become part of our world. This website provides further information about the Chair's projects, member publications, and theoretical concepts used in research.

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« Introduction », in Jean-Marc Larrue, (éd.). Théâtre et intermédialité, éd. Jean-Marc Larrue, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2015, (« Arts du spectacle. Images et sons »), p. 13‑23.

On imagine mal aujourd'hui un « spectacle » théâtral qui ne recourrait pas aux technologies de reproduction du son, c'est-à-dire à des « projections » sonores. Ce qui est aujourd'hui la règle était pourtant l'exception il y a moins d'un demi-siècle. Cette anecdote soulève des questions qui sont au coeur de la réflexion intermédiale : la place de la technologie et sa « naturalisation », le rôle des dispositifs, l'agentivité des « usagers », les rapports entre médias et médiations, l'institutionnalisation des pratiques médiatiques, etc. [...]

Samuel Huron, Nicolas Sauret et Raphael Velt, « Design MetaData - Retour d’expérience sur un atelier de design interactif interdisciplinaire dans une démarche d'innovation ouverte », Interfaces numériques, vol. 3 / 2, 2014, p. 269‑288.

Le terme interface a-t-il la même signification pour un étudiant en design que pour un étudiant en ingénierie ? Au-delà de la différence de définition, quels savoir-faire doivent déployer ces étudiants pour travailler ensemble dans un contexte étudiant comme professionnel ? C'est à ce type de question que nous tentons de répondre à travers la conception et la mise en place d'un atelier interdisciplinaire d'enseignement du design interactif. L'atelier regroupe depuis 3 ans des designers et des développeurs de différentes écoles, constitués en équipes dans le but de réaliser des prototypes d'interfaces sur une thématique donnée. À défaut d'apporter une recette simple à mettre en place pour résoudre la question de l'interdisciplinarité dans l'enseignement du design, ce texte revient sur les trois années d'expérience accumulée et propose une analyse des erreurs et réussites d'un atelier en constante évolution.

Peppe Cavallari, « Âme et iPad de Maurizio Ferraris », Sens Public, octobre 2014.

Je commencerais par un avertissement : Âme et iPad met celui qui s'essaye à une recension devant un choix embarrassant, celui entre sa version papier, traduction de l'ouvrage en italien, et son inédite version numérique augmentée (disponible ici : http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/ameetipad). L'édition augmentée fournit un texte « interactif » sollicitant l'implication et l'imagination du lecteur qui créé son propre parcours de lecture à l'aide d'un appareillage de contenus additionnels tels que des notes, des références, des vidéos (où l'auteur présente le livre, les différents chapitres et certains concepts clés). [...]

Élisabeth Routhier, « Remédiation et interaction dans le milieu textuel », Sens Public, octobre 2014.

Le texte littéraire est un milieu dans lequel différentes relations intermédiales peuvent prendre forme. En empruntant la notion de remédiation à Bolter et Grusin et en la déplaçant des technologies numériques vers le roman, cet article définit, dans un premier temps, trois procédés par lesquels le texte peut convoquer des modes appartenant conventionnellement à d’autres formes de médiation. Les points de rupture que ces procédés impliquent sont ensuite abordés à partir de théories de la lecture, pour justifier l’hypothèse selon laquelle un roman ayant une forte dynamique intermédiale peut accroître le degré d’activité du lecteur. Le roman Océan mer sert de terrain d’analyse pour expliciter le dynamisme des interactions qui caractérisent une telle production intermédiale.

Thomas Carrier-Lafleur, « Virtualités de Blaise Cendrars. La référence cinématographique à l’œuvre dans l’écriture du reportage », Trans-. Revue de littérature générale et comparée, octobre 2014.

S’intéressant essentiellement à sa production romanesque et à son activité journalistique, le présent article aborde la question de la référence cinématographique dans la vie et l’œuvre de Blaise Cendrars. À partir de Baudelaire et du « Peintre de la vie moderne », il sera d’abord question de la nature de l’artiste et de la figure du reporter à l’ère de la modernité des images mécaniques. Cette réflexion permettra ensuite de juger de la postérité du personnage baudelairien chez Cendrars, avec Dan Yack, son roman le plus énigmatique. Finalement, il sera montré en quoi le grand reportage de 1936 Hollywood, la Mecque du cinéma peut être lu comme un métareportage qui synthétise tous ces enjeux. C’est dans ce texte que Cendrars livre sa vision la plus audacieuse de l’art et de l’industrie cinématographiques, et que cette vision peut également servir de clé de lecture générale pour l’hétérogénéité de son œuvre littéraire.

Thomas Carrier-Lafleur, « Opening Night et la remédiation théâtrale. « Film-balade » ou film « tragique » ? », Études littéraires, vol. 45 / 3, 2014, p. 43‑63.

S’inspirant à la fois de la critique deleuzienne du « nouvel Hollywood » et de la dialectique métaphysique de l’apollinien et du dionysiaque telle que pensée par Nietzsche dans La Naissance de la tragédie, nous souhaitons interroger ici quelques-uns des modes sur lesquels le théâtre habite le cinéma. Par suite, afin de déplacer légèrement l’angle sous lequel on envisage habituellement l’adaptation et pour profiter ainsi d’un changement de point de vue, nous préfèrerons à la problématique du théâtre filmé le concept de « filmer le théâtre ». Nous explorerons celui-ci à partir d’une analyse du film Opening Night de John Cassavetes (1977), où la crise d’une actrice qui se trouve entre deux âges constitue, pour le réalisateur, et donc pour le septième art, une occasion de produire de la nouveauté théâtrale.

Robert Carvais et Emmanuel Château-Dutier, « Matérialiser et rendre perceptible la transmission orale du savoir. L’édition électronique des cours d’Antoine Desgodets à l’Académie royale d’architecture en France, 1719-1728 », in DH2014. Actes du colloque international des Digital Humanities 2014, Lausanne, Digital humanities, 2014.

Peppe Cavallari, « Une réflexion philosophique inédite sur le web. Une lecture de « L’être et l'écran. Comment le numérique change la perception » de Stéphane Vial », Sens Public, janvier 2014.

[« L'être et l'écran » de Stéphane Vial] ne se limite pas à revendiquer le droit des philosophes, un droit désormais reconnu, à s'occuper de web, d'applications, d’algorithmes et d'interfaces : il va bien au-delà de cette constatation pour encadrer l'ensemble des instruments techniques qui engendrent le web dans la pertinence d'une analyse philosophique, voire phénoménologique, qui les prend en compte en tant qu'instruments « phénoménotechniques », instruments qui « font le monde et nous le donne » et déterminent « la qualité de notre expérience d'exister ».

Servanne Monjour, « La victoire du lobby gallinacé, ou les enjeux de la révolution numérique dans l’oeuvre photofictionnelle de Joan Fontcuberta », Aletria, vol. 24 / 2, 2014, p. 221‑230.

Face à l’émergence de la culture numérique, le marché de l’image subit depuis plusieurs années une série de mutations : obsolescence de l’argentique, difficultés des services photos de la presse écrite. Quel écho donnent les artistes, photographes ou écrivains, à cet état de crise avant tout économique du fait photographique? Assisterait-on vraiment à la mort du photographique? Cet article propose de mesurer l’impact de la révolution numérique à travers le prisme des photofictions de Joan Fontcuberta. Rejetant aussi bien les interprétations téléologiques qu’apocalyptiques de cette transition technologique, Joan Fontcuberta prend acte d’une désindexation du fait photographique, et signe une oeuvre résolument photolittéraire.

Marcello Vitali-Rosati, « Les algorithmes de l’amour », MuseMedusa, 2014.

Les sites de rencontres – en anglais Online dating systems – ont, depuis plusieurs années, acquis une place centrale dans nos pratiques sociales. Comment analyser ce phénomène? Comment le comprendre? La question n’est pas tant de savoir si les sites de rencontres donnent ou non lieu à de «vraies» rencontres, mais plutôt sur quels types de valeurs ils se basent et quelles valeurs ils produisent. En d’autres mots, il est nécessaire d’essayer de comprendre l’idée d’amour telle qu’elle est proposée par ces services. Je me concentrerai ici sur les sites qui sont explicitement axés sur l’idée d’amour : l’objectif de ces plateformes est de rendre possible une rencontre à partir de laquelle pourra naître une relation amoureuse durable. Dans cet article j’essaierai de comprendre quelle conception de l’amour se cache derrière les règles des algorithmes de ces sites.

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