Peppe Cavallari

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Peppe Cavallari, PhD candidate in Technology and Human Sciences (UTC, Compiègne; UdeM, Montreal), is the Scientific Director and Coordinator of the Séminaire de Culture numérique at Gaité Lyrique (#UVDE) in Paris, organized by Hétic, the École de hautes études en technologie de l’information et de la communication, where he teaches a course on Philosophy and the Internet.

peppecavallari@yahoo.it

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Peppe Cavallari, « Les gestes dans l’environnement numérique : la ponctuation des affects », Revue française des sciences de l’information et de la communication, août 2017.

À travers le prisme d’une approche anthropologique inspirée de la théorie externaliste, ma réflexion se porte sur la morphologie et le rythme des affects résultant de la communication via les outils numériques. Pour situer correctement nos émotions dans leur milieu, je propose ici un modèle spatial différent de celui de l’interface, de manière à reconnaître les affects numériques comme naissant dans l’environnement social produit par notre gestuelle. Je fais l’hypothèse que, lorsqu’elle s’inscrit dans les plate-formes numériques, cette gestuelle crée un contexte de relations tactiles plus encore que visuelles, dont je décris les effets comme des effets de ponctuation (sous leur aspect dynamique) et d’attention (sous leur aspect temporel).

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Peppe Cavallari, « Le Phonopostale et les sonorines : un échec riche d’idées », Cahier Louis-Lumière, 2016, p. 77‑86.

En réfléchissant sur un échec technologique retentissant comme celui du Phonopostale et de ses jolies sonorines, on peut s’interroger sur la relation qui, inévitablement, lie la conception d’un médium à ses usages ainsi qu’aux tendances théoriques et idéologiques prédominantes à une époque donnée. Au tournant d’une évolution socio-technologique qui, au début du siècle dernière, semblait aller vers l’oralisation simultanée, voire téléphonique, de la communication à distance, le Phonopostale constitue un objet étrange et perturbant, qui arrive en retard tout étant en avance sur le futur de support d’enregistrement et de communication. Les idées implicites dans ce dispositif posent des questions très anciennes et des questions nouvelles, dont l’intérêt devient encore plus évident à l’ère du numérique. Certaines application aujourd’hui très populaires exploitent le même principe du Phonopostale tout en les intégrant au téléphone, avec lequel le Phonopostale essayait de rivaliser. Cependant, cet échec technologique, prémonitoire et prématuré, nous démontre, comme le fait par ailleurs le développement de l’ergonomie de nos téléphones portables (qui aujourd’hui sont moins des moyens pour nous faire parler que des instrument d’écriture et d’enregistrement), qu’aucune perspective téléologie ne peut anticiper ce que sera la principale des voies de développement technologique arpentée par la communauté des usagers.

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Peppe Cavallari, « Safety check : réseaux numériques et sentiment de sécurité », Sens Public, novembre 2015.

La fonction de contrôle d’absence de danger (safety check) activée par Facebook lors des attentats terroristes à Paris, nous a permis d’acceder à un ultérieur niveau d’intimité, nous entrelaçant encore une fois de plus au réseau dont nous faisons partie et qui fait autant partie de nous. Le rôle assumé par la plateforme de Zuckerberg pendant cette nuit de terreur, pose autant de questions philosophiques sur la relation entre individuel et collectif que de problèmes politiques sur l’institutionnalisation d’une entreprise privée, forte d’une infrastructure transversale aux limites de l’appartenance nationale de tout en chacun et qui, aujourd’hui, hors du web n’a pas de compétiteurs dans une capacité de plus en plus cruciale : celle de nous saisir en tant que élément d’un réseau.

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Peppe Cavallari, « « À quoi rêvent les algorithmes ? » Le dernier ouvrage de Dominique Cardon », Sens Public, novembre 2015.

Pour ceux qui suivent les pistes de la recherche menée depuis plusieurs années autour des enjeux sociaux-politiques de la technologie par Dominique Cardon, ce dernier ouvrage était très attendu et marque l'achèvement temporaire d’une réflexion visant à déchiffrer la logique des algorithmes (en interprétant les rêves) qui s’annonçait dans les travaux précédents. [...]

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Peppe Cavallari, « L’importance d'un avertissement : une lecture de « L'homme imbibé. De l'oral au numérique : un enjeu pour l'avenir des cultures? » », Sens Public, octobre 2015.

Tout profond changement comporte des aspects qui font surface, s’épanouissant dans leur évidence et leur actualité, attirant ainsi immédiatement l’attention et sollicitant facilement une série de réflexions et d’analyses, et d’autres aspects moins actuels ou plus hypothétiques, se déguisant dans une sorte de latence dont les facteurs fondamentaux sont déjà à l’œuvre mais d’une façon presque imperceptible et subreptice. [...]

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Peppe Cavallari, « Âme et iPad de Maurizio Ferraris », Sens Public, octobre 2014.

Je commencerais par un avertissement : Âme et iPad met celui qui s'essaye à une recension devant un choix embarrassant, celui entre sa version papier, traduction de l'ouvrage en italien, et son inédite version numérique augmentée (disponible ici : http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/ameetipad). L'édition augmentée fournit un texte « interactif » sollicitant l'implication et l'imagination du lecteur qui créé son propre parcours de lecture à l'aide d'un appareillage de contenus additionnels tels que des notes, des références, des vidéos (où l'auteur présente le livre, les différents chapitres et certains concepts clés). [...]

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Peppe Cavallari, « Une réflexion philosophique inédite sur le web. Une lecture de « L’être et l'écran. Comment le numérique change la perception » de Stéphane Vial », Sens Public, janvier 2014.

[« L'être et l'écran » de Stéphane Vial] ne se limite pas à revendiquer le droit des philosophes, un droit désormais reconnu, à s'occuper de web, d'applications, d’algorithmes et d'interfaces : il va bien au-delà de cette constatation pour encadrer l'ensemble des instruments techniques qui engendrent le web dans la pertinence d'une analyse philosophique, voire phénoménologique, qui les prend en compte en tant qu'instruments « phénoménotechniques », instruments qui « font le monde et nous le donne » et déterminent « la qualité de notre expérience d'exister ».

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Peppe Cavallari, « Après le dernier clic : que signifie mourir sur le web ? », Sens Public, janvier 2013.

L’expérience de la mort sur le web révèle un paradoxe évident, celui de sites ou de profils abandonnés par leurs ’propriétaires’, des pages qui deviennent alors des cadavres numériques, leur définitive inactivité équivalant à la mort. Il s’agit cependant d’une mort qui ne correspond pas à une disparition. Au contraire, nous sommes devant une mort temporaire, qui continue à être visible même si tout processus d’écriture, l’écriture polymorphe au fondement de notre existence numérique, s’est arrêté.

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