Intermedial practices

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Intermedial practices cannot fit into a well-defined media: they make use of characteristics from several types of media, thereby defying the boundaries of traditional media.

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Servanne Monjour, « Les virtualités du sténopé dans « Le Retour imaginaire » d’Atiq Rahimi », in Jean-Pierre Montier, (éd.). Transactions photolittéraires, éd. Jean-Pierre Montier, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, (« Interférences »), p. 359‑371.

Depuis quelque temps déjà, le bruit court que nous serions entrés dans « l'ère du virtuel», sans que l'on sache très bien ce qu'une telle expression signifie - et qui, d'ailleurs, cache une grande confusion avec l'avènement des nouvelles technologies numériques. Si, incontestablement, l'outil numérique aura marqué le tournant du XXIe siècle, la révolution souvent promise se traduit par davantage de permanences que de ruptures: c'est ainsi que, dans le champ de la photographie, on n'en finit plus d'attendre la disparition définitive de l'argentique, dont la mort est sans cesse reprogrammée. [...]

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« Introduction », in Jean-Marc Larrue, (éd.). Théâtre et intermédialité, éd. Jean-Marc Larrue, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2015, (« Arts du spectacle. Images et sons »), p. 13‑23.

On imagine mal aujourd'hui un « spectacle » théâtral qui ne recourrait pas aux technologies de reproduction du son, c'est-à-dire à des « projections » sonores. Ce qui est aujourd'hui la règle était pourtant l'exception il y a moins d'un demi-siècle. Cette anecdote soulève des questions qui sont au coeur de la réflexion intermédiale : la place de la technologie et sa « naturalisation », le rôle des dispositifs, l'agentivité des « usagers », les rapports entre médias et médiations, l'institutionnalisation des pratiques médiatiques, etc. [...]

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Élisabeth Routhier, « Remédiation et interaction dans le milieu textuel », Sens Public, octobre 2014.

Le texte littéraire est un milieu dans lequel différentes relations intermédiales peuvent prendre forme. En empruntant la notion de remédiation à Bolter et Grusin et en la déplaçant des technologies numériques vers le roman, cet article définit, dans un premier temps, trois procédés par lesquels le texte peut convoquer des modes appartenant conventionnellement à d’autres formes de médiation. Les points de rupture que ces procédés impliquent sont ensuite abordés à partir de théories de la lecture, pour justifier l’hypothèse selon laquelle un roman ayant une forte dynamique intermédiale peut accroître le degré d’activité du lecteur. Le roman Océan mer sert de terrain d’analyse pour expliciter le dynamisme des interactions qui caractérisent une telle production intermédiale.

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Servanne Monjour, « La victoire du lobby gallinacé, ou les enjeux de la révolution numérique dans l’oeuvre photofictionnelle de Joan Fontcuberta », Aletria, vol. 24 / 2, 2014, p. 221‑230.

Face à l’émergence de la culture numérique, le marché de l’image subit depuis plusieurs années une série de mutations : obsolescence de l’argentique, difficultés des services photos de la presse écrite. Quel écho donnent les artistes, photographes ou écrivains, à cet état de crise avant tout économique du fait photographique? Assisterait-on vraiment à la mort du photographique? Cet article propose de mesurer l’impact de la révolution numérique à travers le prisme des photofictions de Joan Fontcuberta. Rejetant aussi bien les interprétations téléologiques qu’apocalyptiques de cette transition technologique, Joan Fontcuberta prend acte d’une désindexation du fait photographique, et signe une oeuvre résolument photolittéraire.

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« Introduction », in Jean-Marc Larrue, Giusy Pisano, (éds.). Les archives de la mise en scène: hypermédialités du théâtre, éds. Jean-Marc Larrue et Giusy Pisano, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2014, (« Arts du spectacle. Images et sons »), p. 9‑21.

Le concept de « liveness » - ce qui est « live » - recouvre traditionnellement les notions de direct, d'immédiatet, de présence et de coprésence physiques dans le même espace (de l'émetteur et du récepteur), de vivant. Mais pour Auslander, le « live » peut aussi intégrer le « reproduit », le différé, donc le médiatisé, et il donne de cela l'exemple de la télévision - on pourrait ajouter celui de la radio - qui mise, comme le théâtre et contrairement au cinéma, sur son lien immédiat, en temps réel, avec ses auditeurs-spectateurs. [...]

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« Du média à la médiation : les trente ans de la pensée intermédiale et la résistance théâtrale », in Jean-Marc Larrue, Giusy Pisano, (éds.). Les archives de la mise en scène: hypermédialités du théâtre, éds. Jean-Marc Larrue et Giusy Pisano, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2014, (« Arts du spectacle. Images et sons »), p. 29‑56.

Si les études intermédiales, qui sont nées dans le sillage de la « révolution numérique », ont à peine trente ans, les processus qu'elles contribuent à mettre au jour remontent bien au-delà de cette dernière vague technologique majeure, comme l'a clairement illustré « Remediation. Understanding New Media », l'ouvrage clé que Jay David Bolter et Richard Grusin publiaient (en version imprimée) en 2000. [...]

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Marcello Vitali-Rosati, « Le train est l’ancêtre d’Internet », Institut national audiovisuel, 2012.

Nous sommes fascinés par le train et le cinéma, fascination provoquée parce tous les deux donnent l’impression du mouvement réel, un mouvement technique qu’on est capable de gérer : lorsqu’on regarde un film, on peut toujours faire un arrêt sur image. L’approche philosophique nous permet aussi de relier Internet dans ce mouvement qui va du train au cinéma. Le Web est un flux de données, ses contenus ne sont jamais stables à l’opposé des contenus des autres médias. Et ce qui nous passionne dans le numérique et fait la force d’Internet, c’est qu’il nous donne l’illusion du réel et que nous pouvons facilement le gérer. Cela pose le problème de la mission de créer des archives du Web, qui peut sembler irréaliste tant le matériel concerné est vaste et non structuré : ne serait-ce pas trahir ce mouvement perpétuel ? Ou alors, on peut considérer que le Web est une trahison du continu du réel et les archives la structure la plus appropriée pour appréhender ce nouveau média…

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Jean-Marc Larrue, « Théâtralité, médialité et sociomédialité : Fondements et enjeux de l’intermédialité théâtrale », Theatre Research in Canada / Recherches Théâtrales Au Canada, vol. 32 / 2, 2011, p. 174‑206.

Née de l’avènement des technologies numériques, l’intermédialité recouvre des phénomènes aussi vieux que les plus vieux médias. Qu’on considère le théâtre comme un média ou qu’on lui reconnaisse des propriétés médiatiques, l’approche intermédiale renouvelle considérablement la compréhension que nous avons de sa nature et de sa conjoncture : ses rapports avec d’autres médias et d’autres pratiques, en particulier ceux et celles nés des technologies électriques puis numériques. La dynamique intermédiale repose autant sur le principe de remédiation tel que l’ont défini Bolter et Grusin que sur celui de reste et résidu—les médias rési-duels d’Acland. Mais un média peut aussi bloquer la logique remédiante quand des agents considèrent que cette remédiation va à l’encontre des intérêts ou de l’identité du média. C’est ce que nous appelons la résistance médiatique dont l’histoire récente du théâtre offre de nombreux exemples. Parmi eux, celui de la très lente pénétration des technologies de reproduction sonore sur les scènes et dans les processus de création. L’article suggère différentes hypothèses qui expliqueraient à la fois les causes, les modalités et les effets de cette résistance au théâtre au cours du Long Siècle (1880 à aujourd’hui), c’est-à-dire depuis la révolution électrique qui a vu, en même temps, naître la lampe à incandescence et le micro. Si la première a envahi toutes les scènes du théâtre occidental en moins de vingt ans, le second a été tenu à l’écart de la représentation pendant trois quarts de siècle.

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Jean-Marc Larrue, « Théâtre et intermédialité : une rencontre tardive », Intermédialités, 2008, p. 13‑29.

Si les études intermédiales, qui sont nées dans le sillon de la révolution numérique, n’ont pas vingt ans, les processus qu’elles contribuent à mettre au jour remontent bien au-delà de cette dernière vague technologique majeure, comme l’a clairement illustré Remediation: Understanding New Media, l’ouvrage-clé que Jay Davis Bolter et Richard Grusin publiaient en 2000.

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George Brown, Gerd Hauck et Jean-Marc Larrue, « “Mettre en scène” », Intermédialités, 2008, p. 9‑12.

Ce numéro d’Intermédialités marque un nouveau pas dans la pénétration de l’approche intermédiale dans le champ des études théâtrales. Bien qu’on relève l’influence grandissante de la pensée intermédiale chez des chercheurs et théoriciens du théâtre au cours des quinze dernières années, on note une réticence du monde du théâtre à adopter cette autre et nouvelle façon de percevoir et de concevoir sa pratique. Ce n’est qu’en 2006 que l’intermédialité fait une première incursion majeure et s’affiche dans ce terrain a priori peu hospitalier grâce à l’ouvrage Intermediality in Theatre and Performance, publié sous la direction de Freda Chapple et Chiel Kattenbelt. [...]

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