Performativity

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The concept of performativity has had an important theoretical impact in recent decades. It is in fact almost impossible to provide a definition of performance or performativity on which everyone can agree. Within the context of our research, performativity is defined as the normative aspect of an action. Every action can be observed either by focusing on its determined aspect (its context, the constraints involved, etc.) or by focusing on its undecided aspect (how it is new, how it produces something that was not previously decided upon). The quality of performativity refers to the fact that a particular action produces something that was not predicted – was not predictable – before the action itself. In this sense, the notion of performativity denotes an approach to reality that does not focus on the essence of things and that rejects the paradigm of representation.

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Marcello Vitali-Rosati, « Mais où est passé le réel ? Profils, représentations et métaontologie », MuseMedusa, 2018.

Mais où est passé le réel ? C’est une question apparemment éternelle qui, dans un contexte contemporain marqué par les médiations numériques (réseaux sociaux, dispositifs de réalité virtuelle, réalité augmentée, etc.), retrouve aujourd’hui un sens et une valeur singuliers. Le mythe de Dibutade, en tant que mythe d’origine d’une forme particulière de représentation, celle du profil, me semble particulièrement adapté pour poser la question du réel aujourd’hui à partir notamment des expériences d’« écriture profilaire » que l’on voit se multiplier sur le web. Sera proposée dans cet article une interprétation de l’écriture de profil avec une approche philosophique que l’auteur appelle « métaontologie ». L’ambition de la métaontologie est de repenser le statut du réel après la déconstruction de ce concept qui a été opérée à la fin du XXe siècle dans ce mouvement de pensée, hétérogène et multiple, auquel on fait référence sous l’étiquette – par ailleurs très problématique – de « post-structuralisme ».

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Marcello Vitali-Rosati, « The Writer is the Architect. Editorialization and the Production of Digital Space », Sens Public, décembre 2017.

We live primarily in a digital space. The structure of the territory first appears to us by means of the mediation of digital devices, ones predominately owned by large multinational corporations. This situation implies a huge risk – that of remaining passive while private companies organize and develop these spaces for us. How might we avoid this risk ? Is it possible, in the digital age, for us to be central to the production of the spaces in which we live ? How might literature constitute a tool for the production of the spatial imaginary that enables us to reappropriate the places and territories managed by the information industry ? This paper addesses these questions and attempts to show, on the basis of the theory of editorialization, how writing can be a way of producing the space in which we live.

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Peppe Cavallari, « Les gestes dans l’environnement numérique : la ponctuation des affects », Revue française des sciences de l’information et de la communication, août 2017.

À travers le prisme d’une approche anthropologique inspirée de la théorie externaliste, ma réflexion se porte sur la morphologie et le rythme des affects résultant de la communication via les outils numériques. Pour situer correctement nos émotions dans leur milieu, je propose ici un modèle spatial différent de celui de l’interface, de manière à reconnaître les affects numériques comme naissant dans l’environnement social produit par notre gestuelle. Je fais l’hypothèse que, lorsqu’elle s’inscrit dans les plate-formes numériques, cette gestuelle crée un contexte de relations tactiles plus encore que visuelles, dont je décris les effets comme des effets de ponctuation (sous leur aspect dynamique) et d’attention (sous leur aspect temporel).

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Élisabeth Routhier et Jean-François Thériault, « Performance auctoriale et dispositif littéraire. Autour de Pourquoi Bologne d’Alain Farah », Fabula. Colloques en ligne, février 2017.

Dans une salle de classe de l’Université McGill, à Montréal, un jeune professeur en costume donne une séance de cours. Une cigarette électronique K808 Turbo Voluptueuse est posée sur son bureau pendant qu’il parle tantôt de littérature, tantôt des rapports conflictuels qu’il entretient avec sa mère. Ce professeur s’appelle Alain Farah et il est aussi écrivain. Il a publié un recueil de poésie, Quelque chose se détache du port, avant de faire paraitre son premier roman, Matamore no 29, suivi quelque temps plus tard de Pourquoi Bologne. [...]

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Servanne Monjour, La littérature à l’ère photographique : mutations, novations, enjeux : de l’argentique au numérique, Montréal, Université de Montréal et Université Rennes 2, 2016, 477 p.

Désormais, nous sommes tous photographes. Nos téléphones intelligents nous permettent de capter, de modifier et de partager nos clichés sur les réseaux en moins d’une minute, tant et si bien que l’image photographique est devenue une nouvelle forme de langage. Réciproquement, serions-nous également tous écrivains ? Il existe en effet une véritable légitimité historique à penser que la notion d'écrivain, comme celle de photographe, s'étend le long d'un paradigme allant de la « simple » possession d'une aptitude technique jusqu'à la gloire des plus fortes figures de la vie culturelle collective. Cette thèse vise à déterminer comment se constitue une nouvelle mythologie de l’image photographique à l’ère du numérique, comprenant aussi bien la réévaluation du médium argentique vieillissant que l’intégration d’un imaginaire propre à ces technologies dont nous n’avons pas encore achevé de mesurer l’impact culturel sur nos sociétés. À cet égard, la perspective littéraire est riche d’enseignements en termes culturels, esthétiques ou même ontologiques, puisque la littérature, en sa qualité de relais du fait photographique depuis près de deux siècles, a pleinement participé à son invention : c’est là du moins l’hypothèse de la photolittérature. En cette période de transition technologique majeure, il nous revient de cerner les nouvelles inventions littéraires de la photographie, pour comprendre aussi bien les enjeux contemporains du fait photographique que ceux de la littérature. Nowadays, we are all photographers. Our smart phones allow us to take, edit and share our snapshots on social media in less than a minute, to the extent that the photographic image has become a new form of language. Reciprocally, have we all become writers as well? There truly is historical legitimacy in seeing the notion of the writer, like that of the photographer, as spanning a paradigmal spectrum, running from “simple” possession of technical aptitude, to the glory of the loftiest figures in our collective cultural life. This thesis aims to determine how the new mythology around the photographic image takes shape in the digital age, while also re-evaluating the aging medium of film, as well as integrating a newly imagined sphere of ideas surrounding these new technologies, for which we have yet to measure the cultural impact on our societies. In this respect, a literary perspective is rich in cultural and even ontological lessons, since literature has interacted with photography for nearly two centuries, and thus contributed to its invention : this is at least the central hypothesis of photoliterature. In this period of major technological transition, we must therefore identify photography’s new literary inventions, so that we can better understand the contemporary issues surrounding both the worlds of photography and literature.

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Marcello Vitali-Rosati, « Penser les attaques de Paris, autour de la vidéo d’Anonymous », [En ligne : http://theconversation.com/penser-les-attaques-de-paris-autour-de-la-video-danonymous-51095]. Consulté le24 novembre 2015.

Notre façon de penser l’événement, d’en parler, fait partie de l’événement. Réflexion autour de cette « éditorialisation » et du rôle d’Anonymous dans cette appropriation/relecture collective.

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Colloquium

Colloque international
sous la direction de Bertrand Gervais, Servanne Monjour, Jean-François Thériault, Marcello Vitali-Rosati
Université de Montréal
24-25 mai 2019

Consulter le Site Web du colloque

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Rewriting the Trans-Canada Highway in the Digital Age

How can we think of space in the digital age? This project aims to explore this question by proposing both theoretical and practical avenues of reflection. The mythical space of the Trans-Canada Highway will be just as much the field of study as the field of exploration for our research.

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