Digital space

Edit lead
Crédit photo : Adrien B / Claire M, <a href="http://www.am-cb.net/projets/xyzt/">XYZT, Les paysages abstraits</a>
Crédit photo : Adrien B / Claire M, XYZT, Les paysages abstraits

Digital space is an architectural space that organizes the relationships between objects in our society. It cannot be limited to a technological dimension; today, the digital refers to a collection of characteristics, structures and values that shape our society. Digital space is therefore the actual space in which we live and act. It is also a hybrid space, as certain relationships that define it are determined by networked connections and other technologies.

/en/Key-concepts/Digital-space

Publications

Add an articleEDIT

Pratiques de l’édition numérique, éds. Michael E. Sinatra et Marcello Vitali-Rosati, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2014, 219 p., (« Parcours Numériques »).

L’apparition du numérique a entraîné ces dernières années une transformation profonde des modèles de production et de circulation des livres, qui ont peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a provoqué une remise en question du sens même du partage des connaissances : d’une économie de la rareté, nous sommes passés à la surabondance. Auparavant, une poignée d’institutions centralisatrices, privées et publiques, étaient garantes du choix, de l’évaluation et de la distribution des contenus ; aujourd’hui, il n’y a plus de systèmes de légitimation, ou alors ils sont déstructurés. Après avoir fait le constat de la crise de ces modèles et de la difficulté d’en proposer de nouveaux, ce livre présente les enjeux et les défis complexes du nouveau monde de l’édition numérique.

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « Perceptibilité du virtuel et virtualisation de la perception », in Alain Mons, (éd.). La transition du perçu à l’ère des communications, éd. Alain Mons, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2013, p. 191‑206.

Perception et virtuel; les deux termes qui composent le titre de ces pages peuvent sembler dans un premier temps les membres d'une opposition ne trouvant aucune synthèse. D'une part il y aurait la matérialité concrète de la perception, clé de tout rapport que nous pouvons avoir avec le monde; de l'autre l'abstraction, l'immatérialité, la fatuité du virtuel. On pourrait penser que si la perception rend touchable l'intouchable, le virtuel, tout au contraire, rend intouchable le touchable. Mais à bien considérer ces deux termes, s'ils sont membres d'une polarité, ils le sont à la façon de deux aimants qui se repoussent d'un côté, et s'attirent de l'autre. Le but de mon discours sera de jouer avec ces deux mots afin d'approfondir leur structure et de prendre en compte leurs croisements, leurs entrelacements, leur chiasme.

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « Quelles actions sur le web ? », in Gilles Rouet, (éd.). Usages de l’Internet, éducation et culture, éd. Gilles Rouet, Paris, L’Harmattan, 2013, (« Local et global »), p. 17‑25.

Le web est un espace d'action. Cette affirmation pose tout de suite une série de questions : en premier lieu, quelles sont les actions sur le web? On pourrait, en effet, être tenté de considérer le web comme un simple outil de communication : le web serait un média comme la radio, les journaux ou la télévision, mais un peu plus complexe techniquement et, en plus, caractérisé par le fait que la communication est bidirectionnelle - à savoir, chaque récepteur est aussi un émetteur. [...]

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « CLASSER CALCULER », Sens-Public, mai 2012.

Un rêve, plus ou moins explicite, hante nos esprits depuis plusieurs millénaires. On le retrouve ci et là dans les listes égyptiennes, dans les catalogues aristotéliciens, dans le règles mnémotechniques des néoplatoniciens florentins de la renaissance, dans les constructions mathématiques de Leibniz, dans les affirmations des grands noms du web : le monde est constitué d’une masse énorme d’informations, dont la connaissance et l’exploitation permettrait la maîtrise quasi-totale. Il serait alors possible de tout savoir, de tout prévoir, de tout faire. Mais deux limites, proprement humaines, empêchent la détention et l’exploitation de cette globalité d’informations : l’accessibilité et la calculabilité.

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « Une éthique appliquée? Considérations pour une éthique du numérique », Éthique publique, vol. 14 / 2, 2012, p. 13‑32.

Lorsque l’on s’interroge sur l’éthique du numérique, deux approches sont possibles. La première consiste à la considérer comme une éthique appliquée, une branche de l’éthique générale. Les principes éthiques généraux nous donneraient la capacité de discerner le bien et le mal ; les appliquer au numérique nous permettrait ainsi d’expliciter, à partir de ces principes, des normes de comportements dans ce domaine particulier. Mais cette approche ne prend pas en compte le fait que les principes éthiques puissent découler des conditions concrètes de leurs applications. Nous pouvons donc considérer une seconde approche, qui consisterait à partir de l’analyse du domaine du numérique pour fonder sur ses caractéristiques la réflexion morale. Par conséquent, l’éthique du numérique ne serait pas une éthique appliquée, mais une éthique première. Cet article tente de poser les bases pour une réflexion sur l’éthique du numérique qui prendrait en considération les changements de culture et de valeurs engendrés par les nouvelles technologies.

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « Le train est l’ancêtre d’Internet », Institut national audiovisuel, 2012.

Nous sommes fascinés par le train et le cinéma, fascination provoquée parce tous les deux donnent l’impression du mouvement réel, un mouvement technique qu’on est capable de gérer : lorsqu’on regarde un film, on peut toujours faire un arrêt sur image. L’approche philosophique nous permet aussi de relier Internet dans ce mouvement qui va du train au cinéma. Le Web est un flux de données, ses contenus ne sont jamais stables à l’opposé des contenus des autres médias. Et ce qui nous passionne dans le numérique et fait la force d’Internet, c’est qu’il nous donne l’illusion du réel et que nous pouvons facilement le gérer. Cela pose le problème de la mission de créer des archives du Web, qui peut sembler irréaliste tant le matériel concerné est vaste et non structuré : ne serait-ce pas trahir ce mouvement perpétuel ? Ou alors, on peut considérer que le Web est une trahison du continu du réel et les archives la structure la plus appropriée pour appréhender ce nouveau média…

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « Une philosophie du numérique. Lecture de « Pour un humanisme numérique » de Milad Doueihi », Sens Public, novembre 2011.

Ce que nous propose Milad Doueihi dans son dernier livre Pour un humanisme numérique n’est pas une simple analyse des changements apportés par les nouvelles technologies. C’est une philosophie à part entière, dont les implications théoriques ne sont pas circonscrites au seul domaine des technologies de l’information, mais engendrent une véritable vision du monde. Ces pages veulent rendre compte de cet apparat théorique et mettre en évidence ses principaux enjeux.

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « L’ambiguïté politique d’Internet. Lecture de « La démocratie Internet : Promesses et limites » de Dominique Cardon », Sens Public, juin 2011.

Dans son dernier livre, Dominique Cardon analyse de quelle manière Internet change les structures de la démocratie participative. Internet ne favorise pas une vision politique plutôt qu’une autre, mais bien plutôt bouleverse les formes mêmes du politique. En clarifiant plusieurs aspects de l’Internet et en articulant une série complexe et hétérogène de pratiques nouvelles, l’auteur prend ainsi en compte la valeur procédurale des pratiques liées à Internet pour comprendre comment les usages ont déterminé des nouvelles formes de participation.

EDIT

Marcello Vitali-Rosati, « La virtualité d’Internet. Une tentative d’éclaircissement terminologique », Sens Public, avril 2009.

Depuis plusieurs années le mot « virtuel » est utilisé pour caractériser des pratiques quotidiennes liées à l’emploi des nouvelles technologies et en particulier d’internet. Mais qu’est-ce qui est virtuel en internet ? Pour répondre à cette question il faut d’abord remonter aux racines philosophiques de ce mot et essayer d’éclaircir sa signification. C’est la tentative proposée dans cette article.

EDIT

Thomas Crochunis et Michael E. Sinatra, « Putting Plays (And More) In Cyberspace: An Overview of the British Women Playwrights around 1800 Project », European Romantic Review, vol. 14 / 1, 2003, p. 117‑131.

The british women playwrights around 1800 Web project has had a split allegiance fromits beginning. Its beginnings lay in our interest in sustaining over time a community thathad begun exploring the histories and writing of women in late-eighteenth and early-nineteenth century British theater. [...]

Log in